La médecine traditionnelle Maori

La médecine traditionnelle Maori

Les Maoris arrivèrent il y a plus de 1 000 ans à bord de leurs canoës. Après avoir exploré l’île, ils la baptisèrent Aotearoa, « La terre du grand nuage blanc ». La culture Maorie se manifeste à travers les chants, mythes et histoires qui rattachent les habitants d’aujourd’hui à leurs ancêtres.

La médecine traditionnelle Maori

La médecine traditionnelle Maori repose de quatre éléments :

  • L’esprit (wairua)
  • Le corps (tinana)
  • Le mental (hinengaro)
  • La famille (whanau)

Chez les Maoris, la maladie est considérée comme un manque d’harmonie avec la nature. On consulte alors le tohunga. Le tohunga administre les soins, homme qui est tout à la fois un guérisseur, un sage, un sorcier, un prêtre, un devin, etc…Nourri d’une connaissance ancestrale reposant sur une transmission orale du savoir, le tohunga est muni d’une baguette de raupo.Il observe des rituels conférant à sa pratique un caractère sacerdotal assoociant :

  • La force vitale (mauri)
  • La loi naturelle (tapu)
  • La généalogie (whakapapa

Les soins que le tohunga administre aux patients sont multiples :

  • Masage, essentiel qui participe au diagnostic
  • Incantations
  • Prières
  • Entretiens pour la résolution de conflits
  • Bain de vapeur
  • Administration de remèdes

Les principales plantes administrées par le guérisseur sont :

  • Le kaori
  • Le kaponga
  • Le pohutukawa
  • Le harakeke
  • Le koromiko
  • Le puriri
  • Le manuka

Cette médecine traditionnelle est encore aujourd’hui pratiquée en Nouvelle Zélande, parallèlement à la médecine contemporaine, y compris dans les hôpitaux.L’OMS a encouragé les gouvernements à entretenir ces médecines traditionnelles. Ainsi, en 1992 le ministère de la santé néozélandais a créé le « Comité National de Soignants Traditionnels Maoris ». Et en 1999, ce même ministère a codifié les standards des soins pratiqués par les guérisseurs tohungas, légitimant ce système de santé.

 

Utilisation du manuka par les guérisseurs tohunga

Dans la médecine traditionnelle du peuple Maori, le manuka est considéré comme une authentique panacée. Les guérisseurs tohungas utilisent absolument toute les parties de la plante.

Ainsi :

  • L’écorce leur sert à faire des décoctions (en la faisant bouillir une dizaine de minutes) qu’ils boivent pour stopper les diarrhées, traiter les gastroentérites et les infections urinaires.
  • Les feuilles servent à plusieurs usages :
  1. Incorporées à de l’eau bouillante, ils en font des inhalations pour soigner la grippe, la bronchite, la sinusite, le rhume.
  2. Mise dans le bain, elles soulagent les articulations douloureuses.
  3. En infusion, elles font tomber la fièvre, calment la toux et apaisent les maux d’estomac
  4. Fraîches et appliquées directement sur la peau, elles activent la cicatrisation des blessures, favorisent la collecte du pus dans les plaies infectées et traitent l’eczéma.
  • Les fleurs sont mises à macérer dans de l’huile, cette macération étant ensuite utilisée en massage pour résorber les inflammations articulaires et calmer la douleur
  • Les Maoris appliquent également cette macération de fleurs sur les brûlures, les irritations de la peau, les piqûres d’insectes.
  • Les graines récoltées après la floraison sont cuites puis écrasées, cette bouillie servant de cataplasme appliqué sur les inflammations articulaires
  • Crues, les graines sont mâchées pour calmer les brûlures d’estomac et les colites intestinales.

 

La cicatrisation des scarifications dues aux tatouages

Il est intéressant de parler d’une utilisation bien particulière du manuka rattaché à cet art majeur de la culture polynésienne : le tatouage. Le tatouage maori concerne essentiellement les homme s et surtout leur visage, considéré comme étant la partie sacrée du corps. Dans la tradition Maori, le tatoueur (tohunga-ta-oko) utilise un ciseau en os tranchant avec lequel il procède à des scarifications qui entaillent profondément le visage. Il applique ensuite dans ces plaies un mélange de la gomme brûlée qui exsude du tronc de l’arbre kaori et de suie de chenilles calcinées. Les incisions boursouflées sont douloureuses, très longues à cicatriser. Et pour accélérer la cicatrisation, on applique alors pendant plusieurs jours des feuilles fraîches de manuka.

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